L'AV2 est désormais finalisé |
————— 08 Juin 2026 à 21h30 —— 280 vues
L'AV2 est désormais finalisé |
————— 08 Juin 2026 à 21h30 —— 280 vues
En début d’année, nous avions vu l’AV2 à l’œuvre dans VLC 4. Sachez qu’AOMedia (Alliance for Open Media) a publié la spécification finale de son codec vidéo il y a quelques jours, fin mai.

Vous trouverez toutes les informations relatives à cette version 1.0.0 sur la page officielle. Il s’agit d’une spécification ; à l’instar de la présentation relayée dans notre article de janvier, elle demeure totalement absconse pour quiconque n’évolue pas dans ce domaine. Un élément simple à retenir est que l’AV2 introduit des superblocs (de grands blocs de pixels traités d’un seul tenant, d’où le nom), allant jusqu’à 256 × 256, contre 128 × 128 maximum pour l’AV1.
L’essentiel à retenir est que l’AV2 est présenté comme offrant une « prise en charge améliorée des applications de réalité augmentée (AR) et de réalité virtuelle (VR), de la diffusion en écran partagé de plusieurs programmes, une meilleure gestion des contenus d’écran, ainsi qu’une capacité à fonctionner sur une plage plus large de qualité visuelle ». Concrètement, le standard vise des gains d’efficacité de compression vidéo de l’ordre de 30 % par rapport à l’AV1 pour la 4K, la 8K ou encore la réalité virtuelle. En pratique, cela se traduit par une qualité visuelle équivalente à débit plus faible, ou une meilleure qualité à débit égal.
En matière d’adoption, l’article de FlatpanelsHD souligne que l’AV1, finalisé en mars 2018, n’a bénéficié d’un décodage matériel grand public qu’à partir de 2020. Il ne précise pas les premières implémentations, mais sur le marché qui nous intéresse, il a fallu attendre les GeForce RTX 30, les Radeon RX 6000 et les processeurs Intel Core de 11e génération (Tiger Lake). Quant à l’encodage matériel AV1, il est apparu avec les GeForce RTX 40 chez NVIDIA, les Radeon RX 7000 chez AMD, et les premières solutions Intel Arc Alchemist.
Il s’est donc écoulé environ deux ans entre la finalisation d’AV1 et l’apparition des premiers matériels grand public capables d’en assurer le décodage, puis près de quatre ans avant que l’encodage matériel ne soit véritablement généralisé chez les principaux fabricants de GPU. À voir si l’AV2 suivra un calendrier équivalent.
Côté diffuseurs, la même source rappelle que YouTube a commencé à l’adopter dès septembre 2018. Netflix s’est mis à l’AV1 en février 2020 et diffuse aujourd’hui environ 30 % de son streaming via ce codec. Amazon Prime Video a testé l’AV1 et procède à un déploiement progressif. En revanche, les services Apple TV+, Disney+ et HBO Max s’appuient encore majoritairement sur le HEVC pour les contenus 4K et HDR et se bornent à des expérimentations ou déploiements limités de l’AV1.