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Linux progresse dans le gaming, lentement mais sûrement

Entre la fin du support de Windows 10 et l’émergence de systèmes alternatifs, avec les Steam Deck et, sûrement dans une moindre mesure, la Steam Machine, en figures de proue, le gaming sous Linux a le vent en poupe. La démarche n’est pas nouvelle, comme l’illustre bien notre tuto jouer sur Linux (plutôt que sur Windows) qui remonte à 2020. Mais ces dernières années, le mouvement s’est clairement accéléré — bien qu’il reste marginal (Windows est à 94 % de PDM dans la dernière enquête Steam). Il est surtout de plus en plus accompagné par les plateformes. Celles-ci n’ont aucun intérêt à se détourner de cette frange de joueurs, et leur ralliement agit sûrement comme autant de nouvelles impulsions.

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En janvier dernier, NVIDIA avait dégainé une version bêta de son client GeForce NOW. Celui-ci vient de sortir de cette phase.

Par ailleurs, depuis le début de l’année, nous avons appris que chez GOG, un client officiel natif était en cours de développement. Du côté d'EA aussi, le projet semble amorcé. Des échanges sur Discord relayés par SteamDeckHQ laissent penser qu’une version Linux du launcher d’Epic Games est également dans les cartons.

GeForce Now se Linuxise

Chez NVIDIA, la version officielle et native du client du service de cloud gaming pour Linux est donc désormais disponible pour les joueurs. Officiellement, elle prend en charge Ubuntu 24.04 LTS et les versions ultérieures. Un dépôt Flatpak est également disponible pour faciliter l’installation, avec des instructions officielles accessibles depuis la page de téléchargement.

D'autre part, l’entreprise indique avoir optimisé la génération d’images via DLSS 4.5 côté serveur afin de réduire la latence. Elle mentionne des gains particulièrement perceptibles à 60 et 120 images par seconde en 1440p et 4K, sans toutefois fournir la moindre mesure concrète permettant d’apprécier lesdites améliorations. Par ailleurs, pour le palier Performance, la firme évoque des ajustements des performances CPU côté serveur censés améliorer l’expérience globale. Là encore, c’est purement déclaratif. Ce qui est certain, c’est que pour avoir essayé ce palier le mois dernier, il était bien davantage entravé par sa composante CPU que GPU (avec une CG équivalente à une GeForce RTX 2080 ou RTX 3060 selon la session).

Un lanceur Epic Games pour Linux

Passons à Epic Games. Au début de l’été, une fuite a révélé que la société s’était donné un an pour offrir à sa boutique ainsi qu’à son lanceur un ravalement de façade. Un employé a révélé que l’entreprise derrière Fortnite préparait bien une version native Linux de l’Epic Games Launcher. Les échanges, informels, ne fixent aucune échéance précise et ne donnent aucune indication sur l’état d’avancement du projet. En revanche, les propos font état d’une version bénéficiant d’adaptations et de fonctionnalités spécifiques à l’OS. Pas d’indices quant aux débouchés concrets d’une telle approche. À minima, supputons qu’elle implique plusieurs formats de distribution.

linux epic games

PayDay 2 s'écarte de Linux

Concluons par quelques mots sur Payday 2. Paru le 13 août 2013 mais toujours populaire (un peu plus de 30 000 joueurs au moment où nous écrivons ces lignes), le jeu de tir coopératif d’OVERKILL vient d’adopter la V3 du moteur Diesel Engine. Les principales nouveautés sont un passage à une architecture 64 bits, le support DirectX 11, une meilleure exploitation des processeurs multithreadés, des temps de chargement réduits, une diminution de la taille du jeu installé ainsi que l’ajout d’une prise en charge native de la réalité virtuelle. Cependant, à rebours de toute la première partie de ce papier mais pour rester dans le thème, il y a une contrepartie : la disparition de la version native du jeu pour Linux.

Avec la transition vers le Diesel Engine V3, les utilisateurs de Linux vont devoir s’en remettre à la couche de traduction Proton de Valve. OVERKILL a consigné toutes les instructions nécessaires à la migration des fichiers de sauvegarde dans un guide.

Un poil avant ?

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