En cabine • NZXT Lift Elite Wireless |
————— 27 Mars 2025
En cabine • NZXT Lift Elite Wireless |
————— 27 Mars 2025
Comprenez mon trouble. Demander à un rédacteur de mettre au banc d'essai une souris, c’est comme, comme… proposer à Jamel Debbouze (l’humoriste) de devenir testeur attitré des véhicules à boîte manuelle chez Caradisiac. Voire, par extension, comme demander à un manchot (l’empereur) quel effet ça fait de voler. Nonobstant, ne m’étant pas encore fait neuralinker, j’en suis toujours réduit à tripatouiller ce dispositif de pointage au quotidien. Et pas seulement avec l'ordi fixe ; aussi avec le portable. C'est une moindre concession pour un index aussi preste sur la patinoire à doigts qu’un empereur (le manchot) sur sa banquise. Bref, il doit bien y avoir quelques trucs à dire sur une souris. Il est donc temps de déballer puis de manipuler l’engin.
Nous avons la version blanche. La souris se décline aussi en noir.
Dès le premier contact de ma paume avec le mulot, un trouble m’envahit. La sensation est indicible. Je suppute qu’Harry Potter a ressenti une émotion similaire lorsqu’à huit onze ans, il a empoigné pour la première fois sa baguette.
Mon émoi dissipé, j’entame mon travail de testeur consciencieux. Je me rends sur la page de ladite souris sur le site de NZXT, ainsi que chez les principaux revendeurs. Je prends connaissance du tarif de cette Lift Elite Wireless : 89,99 euros. Je comprends mieux les ressorts de ma pâmoison ; j’ai littéralement de l’or sous la main. OK, OK. J’entends déjà les désobligeants, ouais moi ma souris elle vaut 280 euros, alors qu’est-ce que tu racontes. Certes ; mais c'est déjà une évolution par rapport à ma souris Sologic à 6,95 euros pièce de chez Action. J'entrevois déjà le potentiel de ce changement. Pascal et NZXT viennent de me faire gravir plusieurs échelons de la caste des souris. Ils me permettent d’entamer mon processus de gentrification. Pas celui qui me fera quitter la banlieue pour le 16e arrondissement ; plutôt mon rang Silver II pour un Nova II ou III dans Conter-Strike 2.
De ce clic, je m’en vais donc turbiner dans la production de Valve. J’essaierai de convaincre Pascal plus tard que la démarche faisait partie du job. Dès la première partie, la magie opère. Pour la première fois en 800 heures, j’obtiens un ratio k/d positif. Après plusieurs heures de dur labeur, je n'ai pas enchaîné les headshots avec la même aisance que Razer pour promouvoir son Snap Tap (désormais proscrit), mais pas loin. Je me rêve déjà Legendary Master Chicken.
Il aurait sans doute suffi de relater la première sensation (souvent la bonne) et cette expérience pour rendre un verdict dithyrambique. Je redoute toutefois que Pascal ne trouve la démarche frivole. Trêve de bavardages donc. Passons à quelque chose de plus concret. Et adoptons un ton plus académique.
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1 • Préambule |
2 • |
3 • Domptage de l'animal |
4 • à l'usage, soft et verdict |