Hard du hard • HDMI, DisplayPort, USB‑C, DVI, VGA : l’évangile des connecteurs & définitions |
————— 19 Octobre 2026
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Un écran classique rafraîchit son image à cadence fixe, 60, 144 ou encore 240 fois par seconde, réglé comme un métronome. Une carte graphique, elle, livre ses images quand elle peut fonction de sa charge de travail : 95 par seconde dans un couloir, 52 au milieu d'une explosion. Faire cohabiter les deux impose un choix cornélien. Sans V-Sync, l'écran affiche chaque nouvelle image dès qu'elle arrive, même en plein balayage : le haut appartient encore à l'ancienne, le bas à la nouvelle, et l'image se déchire : c'est le tearing. Avec la V-Sync, la carte attend sagement le rafraîchissement suivant : fini les déchirures, mais bonjour les saccades dès qu'elle rate le coche, avec une latence en prime.
Sans V-Sync, ça déchire ; avec, ça bégaie ; en VRR... ça glisse
Le VRR (Variable Refresh Rate) renverse la logique : c'est l'écran qui attend la carte graphique. Il ne lance un nouveau balayage qu'à l'arrivée d'une image complète, tant que l'on reste dans sa plage de fonctionnement, par exemple de 48 à 144 Hz. NVIDIA a ouvert le bal en octobre 2013 avec le G-Sync et son module propriétaire glissé dans l'écran. La VESA a répliqué en mai 2014 en ajoutant au DisplayPort 1.2a l'Adaptive-Sync, une fonction optionnelle et libre de droits sur laquelle AMD a bâti son FreeSync, avec de premiers écrans en mars 2015. Le HDMI a pris le train plus tard : d'abord via une extension maison d'AMD fin 2015, puis avec le HDMI VRR officiel de la norme 2.1, adopté par les Xbox Series et, depuis avril 2022, par la PS5.
Sous la plage, la magie s'arrête... sauf avec le LFC (Low Framerate Compensation) : à 40 images par seconde sur un écran 48-144 Hz, chaque image est affichée deux fois, l'écran tourne à 80 Hz et la fluidité est sauve. Il faut pour cela une plage assez large, avec un maximum au moins deux fois supérieur au minimum. Au-dessus du maximum, retour à la case tearing ou V-Sync : d'où le conseil, vieux comme le VRR, de brider ses fps quelques images sous la fréquence de l'écran.
Sous la plage, le LFC fait du rab
Côté étiquettes, c'est la foire au label. Depuis janvier 2019, NVIDIA accepte les écrans Adaptive-Sync sous le nom de G-Sync Compatible, et depuis 2024, le G-Sync se loge directement dans les contrôleurs d'écran de MediaTek, sans module dédié : c'est sur cette base que sont arrivés en janvier 2026 les premiers écrans G-Sync Pulsar, qui marient VRR et rétroéclairage stroboscopique pour une netteté de mouvement digne d'un écran à plus de 1 000 Hz, selon NVIDIA. AMD a durci ses labels en mars 2024, et la VESA certifie ses propres écrans AdaptiveSync Display depuis 2022, tests à l'appui. Dans les faits, tout ce petit monde parle la même langue : un écran FreeSync tourne en général très bien avec une GeForce, et seuls les anciens écrans à module G-Sync restaient chasse gardée des cartes NVIDIA.
| Label | Connectique | Ce qu'il garantit |
|---|---|---|
| VESA Adaptive-Sync | DP 1.2a et +, eDP, USB-C | Le socle standard, depuis 2014. Plage libre, aucune exigence de qualité. |
| VESA AdaptiveSync Display | DP | Certification de 2022 : plage, scintillement, images sautées et temps de réponse testés. |
| AMD FreeSync | DP, HDMI | Au moins 144 Hz sous 3440 pixels de large, LFC (critères de 2024). |
| FreeSync Premium / Premium Pro | DP, HDMI | Au moins 200 Hz (120 Hz en ultra-large), LFC. Le Pro ajoute le HDR. |
| NVIDIA G-Sync / Ultimate | DP, HDMI selon modèles | Module dédié ou contrôleur MediaTek : VRR dès 1 Hz, overdrive variable. L'Ultimate vise le HDR haut de gamme. |
| G-Sync Compatible | DP, HDMI sur certaines TV | Écran Adaptive-Sync validé par NVIDIA : ni scintillement, ni artefacts. |
| HDMI VRR | HDMI 2.1 | La synchro du salon : téléviseurs, PS5 et Xbox Series. |
Reste deux embûches. Sur les OLED et certaines dalles VA, la luminosité varie légèrement avec la fréquence : quand le framerate fait le yo-yo, dans un menu ou un écran de chargement, l'image scintille dans les zones sombres. C'est le VRR flicker, et aucun label ne vous en protège. Et comme vu dans la page des adaptateurs, la plupart des convertisseurs actifs DisplayPort vers HDMI 2.1 gèrent le VRR à moitié, quand ils le gèrent. Pour en profiter sereinement, mieux vaut donc un câble direct, de la carte graphique à l'écran.
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