Hard du hard • HDMI, DisplayPort, USB‑C, DVI, VGA : l’évangile des connecteurs & définitions |
————— 19 Octobre 2026
Hard du hard • HDMI, DisplayPort, USB‑C, DVI, VGA : l’évangile des connecteurs & définitions |
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Les connecteurs D-SUB ont été un peu mangés à toutes les sauces : certains se souviendront du port série en DE-9 (souvent appelé à tort DB-9), mais le plus connu reste le connecteur VGA. C'est IBM qui a mis sur le marché ce standard en 1987, en même temps que ses PS/2 et le MCGA (Multi-Color Graphics Array), l'adaptateur graphique des modèles d'entrée de gamme, capable d'afficher du 320x200 en 256 couleurs. Pour être vraiment précis, le nom réel de ce connecteur est DE-15 (connecteur D-SUB de taille E à 15 broches) et il ne se limite pas à la norme VGA puisqu'il est capable d'afficher du MCGA (320x200), EGA (640x350), VGA (640x480), SVGA (800x600), XGA (1024x768), SXGA (1280x1024), UXGA (1600x1200), QXGA (2048x1536) et même au-delà, tant que le RAMDAC et l'écran suivent. Il a aussi eu droit à une version miniature, le mini-VGA, que l'on a pu trouver sur certains portables Apple (iBook, PowerBook 12 pouces), mais qui n'a pas eu grand succès.


Le papa et la maman VGA
Ce sont des signaux RGBHV+ et DDC2 qui circulaient à travers les câbles et connecteurs à cette norme. Le RGB étant la norme vidéo analogique (hé oui, avant d'être la norme anale-colorimétrique des périphériques gamers), les H et V représentant les synchronisations horizontales et verticales et le canal numérique DDC2 étant là pour l'identification des moniteurs. Si on s'intéresse au câblage de l'ensemble, ça donne ceci :

Nous sommes donc en présence de la connectique analogique alors que nos braves PC sortent du numérique, comment faisait-on pour passer de l'un à l'autre ?
Les cartes graphiques étaient équipées d'un RAMDAC (Random Access Memory Digital Analog Converter) composé de trois DAC - un par couleur - eux-mêmes accompagnés de SRAM. Ce petit monde transformait les informations numériques (24 bits de données répartis selon 3 fois 8 bits par couleur) du GPU en signal analogique, utilisable par l'écran. Hé oui, sortez la Delorean, nous sommes à l'époque du CRT (vous savez bien, les gros écrans pas très catholiques cathodiques). D'où l'utilisation de connectique analogique, pour lesquelles il fallait alors se heurter aux limites technologiques qui en découlaient, même si ces engins avaient au moins un avantage : une netteté de mouvement exemplaire, leurs phosphores ne restant allumés qu'une fraction de milliseconde avant de s'éteindre.
Le flou de mouvement est devenu un problème avec l'arrivée des écrans LCD : leurs cristaux ne réagissent pas assez vite, et chaque image reste affichée jusqu'à l'arrivée de la suivante (on parle de sample-and-hold), ce qui laisse des traînées dès lors que les scènes deviennent un tant soit peu nerveuses. Ces écrans laissaient par ailleurs tomber l'analogique pour du numérique. Notre brave câble VGA s'est donc retrouvé totalement has been puisqu'il passait un signal numérique en analogique pour qu'il soit une nouvelle fois converti d'analogique à numérique par l'écran : une optimalité proche des meilleures administrations bureaucratiques. Et là, il a fallu réfléchir à une façon de faire différente.
Parce qu'un CRT n'a ni dalle à résolution native, ni électronique de mise à l'échelle : il avale le 240p d'une Super Nintendo comme le 1600x1200 d'un PC de 2003, sans flou ni latence, et ses phosphores éteints entre deux balayages garantissent une netteté de mouvement qu'aucun LCD n'égale. Pour le brancher sur une carte récente, il faut un convertisseur HDMI ou DisplayPort vers VGA, et c'est là que le bât blesse : les modèles d'entrée de gamme plafonnent vite en horloge pixel, ce qui bride les hautes définitions et les fréquences que ces écrans encaissaient sans broncher.
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