En cabine • ASUS ROG Azoth 96 HE |
————— 10 Octobre 2026
En cabine • ASUS ROG Azoth 96 HE |
————— 10 Octobre 2026
Le précédent clavier testé, l’ASUS ROG Strix Morph 96 Wireless, nous avait convaincus. Aujourd’hui, nous retrouvons un autre modèle de la marque, le ROG Azoth 96 HE. Nous restons au format 96 %, mais montons clairement en gamme. Au moment de la publication de ce test, ce clavier affiche un tarif officiel de 379,99 euros. Préconisation respectée au centime près chez la plupart des revendeurs.
Lorsque Pascal m’a prévenu que j’allais recevoir ce modèle et que j’ai consulté sa fiche technique, sa tarification a piqué ma curiosité, mais aussi suscité une certaine appréhension. Chez un détaillant populaire comme LDLC, en dehors d’un modèle ergonomique TiPY forcément atypique proposé à 1 300 euros, peu nombreux sont les claviers qui se positionnent au-dessus de notre star du jour.
À vrai dire, sur le segment gaming, seuls l’ASUS ROG Azoth Extreme et son Edition 20, proposés respectivement à 560 et 650 euros, ainsi que l’ASUS ROG Falcata, commercialisé à 390 euros, dépassent l’enveloppe budgétaire de ce ROG Azoth 96 HE. Autant dire qu’ASUS fait donc un peu cavalier seul sur ce segment, du moins dans une telle boutique « grand public ».

Jusqu’alors, je n’avais jamais posé les mains sur un clavier aussi onéreux. Si vous m’y autorisez, avant d’entamer formellement ce test, glissons une digression qui aura son importance dans la conclusion.
Il y a quelques années, j'avais dû prendre une voiture de location à l’occasion d’un séjour. Je m’étais offert les services d’une peu encombrante Fiat 500, le véhicule le moins onéreux du catalogue. L’idée était d’avoir un modèle passe-partout, facile à garer, et qui allait de toute façon n'être utilisé que pour de courts trajets. Arrivé à l’agence de location, celle-ci, sans doute à court de graciles Italiennes et pensant bien faire, m’avait surclassé. À ma petite promise, elle avait substitué une grosse Allemande. Une de celles tatouées d’une étoile à trois branches enfermée dans un cercle.
Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, je me suis empressé de consulter le prix catalogue d’un tel bolide. Grosso modo, en écartant des modèles ultra-gamme, il se situait dans le haut du panier. Imaginez le choc pour quelqu’un habitué aux BX (si si !) et Saxo.
En apparence, au volant de ma grosse Merco noire aux vitres teintées et aux jantes chromées, je me la suis joué nouveau riche. Lunettes de soleil vissées sur le nez même à la nuit tombée, mâchoire serrée, je toisais les autres automobilistes et mettais la pression à tous ceux qui osaient se mettre en travers de ma route. Mais intérieurement, en dehors des grandes lignes droites, je n’avais qu’une trouille : l’égratigner, au point de refuser de me garer dès lors qu’un autre véhicule se trouvait à moins de dix mètres à la ronde. Cette précaution avait transformé le séjour en une perpétuelle quête de place de parking ; m’avait fait regretter ce surclassement et la modeste Fiat à laquelle je prétendais.
Dans l’intimité de mon bureau, les craintes sont moins vives. Peu de risques qu’un autre clavier se gare à côté, ou qu’une keycap jalouse ne quitte le sien pour gratifier celui d’ASUS d’une belle rayure.
Les interrogations, en revanche, subsistent : qu’est-ce qui peut bien justifier un tel tarif pour un tel dispositif ? Va-t-il faire de moi un meilleur rédacteur ? Rendre ce test bien supérieur à tous les précédents ? Me permettre de le boucler en un temps record ? Les réponses à toutes ces questions dans les prochaines pages.

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| 1 • Préambule |
| 2 • Premier contact avec l'ASUS ROG Azoth 96 HE |
| 3 • Et à l'usage ? |
| 4 • Polling rate, repose-poignets et autonomie |
| 5 • Démontage et verdict |