Microsoft explique pourquoi elle a rompu avec AMD pour les Surface |
————— 30 Septembre 2026 à 12h43 —— 263 vues
Microsoft explique pourquoi elle a rompu avec AMD pour les Surface |
————— 30 Septembre 2026 à 12h43 —— 263 vues
Hier soir en vous couchant, ce matin en vous levant, ou encore tout à l’heure dans le bus, votre voiture ou sur votre vélo, vous vous êtes possiblement posé cette question existentielle : « Mais pourquoi diable les processeurs AMD ont disparu de la gamme Surface ? ». Dans les lignes qui suivent, vous aurez votre réponse. Ou pas.

Reposons le contexte. Il a bien existé des Surface sous pavillon rouge. Les processeurs d’AMD ont équipé des Surface Laptop 3 en 2019. Une variante que nous avions gustativement appelée la Surface sauce tomate. Les Ryzen furent également conviés à animer des Surface Laptop 4. Et puis à partir des Surface Laptop 5, ils furent priés de prendre la porte.
La toute dernière génération, celle des Surface Laptop 8, intègre des puces Intel et Snapdragon. Elle doit aussi s’acoquiner avec des processeurs NVIDIA. Par contre, elle ne s’est toujours pas rabibochée avec les Ryzen. Cette absence en étonne certains, surtout à une époque où les puces d’AMD, y compris celles de la gamme mobile, suscitent un fort intérêt.
Brett Ostrum, CVP (Corporate Vice President) de la gamme, a confié à notre confrère de Windows Central les raisons de ce divorce. Soyez prévenu, il ne faut pas s’attendre à des révélations fracassantes. Ce sont des propos très corporate, donc convenus, pour ne pas écrire creux. Nous vous mettons le paragraphe tel qu’il est condensé chez la source.
« Nous aimons travailler avec AMD. Notre portefeuille est limité et nous devons donc faire des choix assez judicieux concernant ce que nous faisons et où nous le faisons », a expliqué Ostrum, avant d'ajouter : « J'aime travailler avec AMD. »
L'individu nous explique donc que les têtes pensantes de Microsoft ont choisi d’écarter les Ryzen de la gamme Surface parce qu’il fallait faire un choix. Quant aux motifs de ce choix, on repassera. Avouez que vous vous dites que cela valait le coup de lire.
Nous allons donc tenter quelques conjectures. Reprenons notre analogie amoureuse du précédent papier sur les Surface. À un moment donné de notre existence, invités dans ce supermarché de la séduction, nous avons tous, nous aussi, à notre petite échelle, dû faire des choix. Trancher entre continuer à fréquenter Yasmina ou Louisette, Roger ou Amir, voire Claude ou Claudia – nous restons sur un choix à deux inconnues, mais ça peut bien sûr parfois aller bien au-delà. Dans cet arbitrage entre prétendants, faire le mort suffit souvent à faire comprendre à l’éconduit qu’il n’a pas été choisi. Les plus nobles prennent la peine de prévenir. Avec en substance un truc du genre « désolé, je devais choisir, et j’ai choisi ; pas toi ». Ils font alors du Microsoft sans le savoir.
Naturellement, vous pouvez appliquer ce qui précède à plein d’autres tranches de vie. « Nous faisons suite à votre candidature et vous remercions de l'intérêt que vous portez à notre entreprise. Après étude approfondie de votre dossier, nous sommes au regret de ne pouvoir y donner une suite favorable dans l'immédiat. En vous souhaitant un aboutissement rapide dans vos démarches, nous vous prions d'agréer l'expression de nos sentiments distingués ». Sentence qui, tel un glas, rythme le quotidien du bon demandeur d’emploi.
Vous l’avez compris, le point commun de ces écrémages est de ne pas donner les raisons sous-jacentes du choix. Sans doute parce que l’implicite est toujours le même : les décideurs estiment avoir trouvé mieux ailleurs.
En dépit de quelques invariants, les critères de ce mieux restent subjectifs pour les deux situations précitées. Nous n’allons donc pas les énumérer. Pour le cas qui nous intéresse, celui de Microsoft, nous pensons que c’est sûrement parce que, ou peut-être à cause de, ce qui pourrait s’expliquer par le fait que ça soit comme ça et puis c’est tout.
Sinon, la source nous rappelle que Microsoft et AMD agissent main dans la main pour plein d’autres trucs. Ensemble, les deux entreprises ont enfanté les consoles Xbox Series, les ROG Xbox Ally et ROG Xbox Ally X ; AMD a inséminé ses Ryzen dans moult ordinateurs portables qui ne sont pas des Surface, ainsi que dans les PC et infrastructures cloud de Microsoft ; et une nouvelle génération de Xbox est actuellement en gestation, avec un SoC AMD personnalisé prévu à son terme.
Enfin, notre confrère rappelle à notre bon souvenir les rumeurs portant sur une énigmatique puce ARM Sound Wave développée par AMD pour justement équiper des Surface de Microsoft. Celle-ci était censée faire ses débuts cette année ; jusqu’ici, elle est restée bien cachée.
Et au fond, rien ne dit que Brett Ostrum aime travailler avec AMD, certes, mais qu’il en a simplement marre des Ryzen. Peut-être veut-il son petit coin, sa petite Surface, de tranquillité.