NVIDIA veut faire du PC Arm une vraie plateforme gaming |
————— 16 Juillet 2026 à 12h31 —— 20406 vues
NVIDIA veut faire du PC Arm une vraie plateforme gaming |
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NVIDIA a officialisé un partenariat avec SEGA autour de la prise en charge des futurs jeux de l’éditeur sur sa RTX Spark. L’incidence de l’annonce reste donc circonscrite aux fidèles de la firme japonaise, très connue par les moins jeunes pour ses bornes et systèmes d'arcade, ainsi qu'aux amateurs de jeux de combat. En effet, l’annonce se limite pour l’instant à un unique titre, Virtua Fighter Crossroads.

Si vous ne vous identifiez dans aucune de ces deux catégories et que c'est la première fois que vous lisez ce titre, sachez que cet opus sera le sixième de la franchise. Officialisé lors de l’édition 2026 du Summer Game Fest, il doit paraître en 2027. Plutôt que la bande-annonce officielle, nous vous mettons une séquence de gameplay ci-dessous.
Vu de l’extérieur et par les yeux d’un néophyte, rien de fifou, ce sont des bonshommes et des bonnes femmes en leggings qui se tapent dessus. Nous passerons également sur les protagonistes, faute de les connaître.
Notez toutefois qu’après son magnifique mawashi-geri, coup de pied circulaire — parce que c'est un coup de pied qui est circulaire —, exécuté d’un pied de maître sur un combattant adverse n'ayant pu que s’écrouler au sol en hurlant « y’a mal ! » (« j'ai mal ! » en espagnol), un nouveau Fighter appelé Lucas Digne est pressenti pour intégrer le casting.
Ce Virtua Figher Crossroads n’est toutefois qu’un avant-goût de la suite, puisque bien qu'aucune des deux entreprises n'ait divulgé une liste complète, d’autres jeux de SEGA arriveront sur RTX Spark. Rappelons que cet éditeur gère les franchises Yakuza, Sonic et Total War, entre autres.
Virtua Fighter 30th Anniversary Special Message
— VIRTUA FIGHTER CROSSROADS (@VFCROSSROADS) July 15, 2026
As part of today's event in Akihabara celebrating 30 years of partnership between SEGA and NVIDIA, we're resharing a special video message from NVIDIA CEO Jensen Huang and Virtua Fighter creator Yu Suzuki.
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Pour mémoire, la NVIDIA RTX Spark peut embarquer un CPU Grace à 20 cœurs combiné à un GPU RTX Blackwell susceptible d’intégrer jusqu'à 6 144 cœurs CUDA, soit la même quantité que la GeForce RTX 5070 desktop, et jusqu’à 128 Go de mémoire unifiée. Sur le papier, c’est donc un combo un peu plus apte à faire tourner les productions récentes à fond de balle que celui de la Steam Machine, par exemple (ce ne sont pas les mêmes tarifs non plus). Architecture Blackwell oblige, les dernières versions de la panoplie de technologies DLSS 4.5 sont bien sûr de la partie.
Historiquement, cette annonce intervient plus de trente ans après que la NVIDIA NV1 a pris en charge la version PC du premier Virtua Fighter. À l’époque, les deux sociétés avaient également travaillé ensemble sur une puce graphique destinée à une console de SEGA finalement avortée. Des fonds alloués par la société nippone avaient toutefois contribué à laisser suffisamment de temps à NVIDIA pour développer la RIVA 128, puis la GeForce 256 en 1999.
En 2026, le CPU de la RTX Spark repose sur l’architecture Arm. Les deux sociétés n’ont cependant pas précisé si les jeux bénéficieraient de versions natives Arm64 ou s’ils fonctionneraient via la couche de traduction Windows Prism.
Ce partenariat est néanmoins un signe supplémentaire d’une tendance. Depuis qu’Apple s’est affranchie d’Intel en 2020 et que Qualcomm a décidé de mettre les bouchées doubles avec ses processeurs Snapdragon X Series, les processeurs Arm grappillent du terrain. Mais forcément, dans le domaine du jeu vidéo, aucune de ces deux sociétés n’a la force de frappe de NVIDIA. Les GeForce phagocytent le marché des dGPU et de nombreux studios optimisent leurs jeux Windows autour des technologies des Verts.
Un article de Gizmodo titré Sorry Qualcomm, Nvidia Can Make ARM Gaming PCs Happen rapporte que les collaborations de NVIDIA ne se résument pas à SEGA. La firme a également noué des partenariats avec Capcom, Konami, Riot Games (Valorant, League of Legends), Remedy (Alan Wake II, Control) et Warhorse (Kingdom Come: Deliverance II). Un membre de l’entreprise aurait aussi confié à nos confrères la volonté « d’obtenir une prise en charge native pour davantage de jeux AAA ».
L’article précise qu’il ne s’agira nullement d’accords exclusifs. Il souligne que les éditeurs ont tout intérêt à considérer Arm comme une plateforme PC supplémentaire plutôt que de créer des versions isolées pour chaque concepteur de puces. Il rappelle également qu’Apple a collaboré avec Capcom pour porter plusieurs jeux Resident Evil sur des MacBook équipés de puces Arm, ainsi qu’avec Remedy, qui a publié cette année une version native de Control pour Mac et iPad. Du côté de Qualcomm et de Windows, l’auteur cite des efforts autour de Hogwarts Legacy et de titres de Paradox, dont Stellaris.
L’autre gros bastion à conquérir est bien sûr celui des systèmes anti-triche. Là encore, Qualcomm a partiellement défriché le terrain. La société a travaillé à la prise en charge de Denuvo et du Tencent Anti-Cheat Expert. NVIDIA souhaite quant à elle « supporter tous les principaux systèmes anti-triche ».
Bref, vous l’avez compris, plusieurs poids sont déjà sur la balance du jeu vidéo sur plateforme Arm. Ceux que peut apporter NVIDIA pourraient cependant plus largement l'incliner dans cette direction.
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