En cabine • MSI Force GC300 Wireless |
————— 18 Mars 2026
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————— 18 Mars 2026
Nous avons essentiellement utilisé la manette en mode sans-fil, en 2,4 GHz. Nos tests se sont faits sur The Crew Motorfest (jeu de course), Gears of War (jeu d’action / tir), Metro Exodus (FPS) et Hades II (Roguelite). Nous allons revenir sur les présupposés atouts cités en fin de page précédente pour en donner notre appréciation.
Pour les gâchettes RT et LT, un curseur situé à proximité permet d’ajuster le niveau de course pour chacune d’elles. L’amplitude maximale est de 1 cm (la distance totale passe de 1,7 cm complètement relâchée à 0,7 cm en butée) ; le réglage intermédiaire fixe la course à 5 mm (1,2 cm en butée). Cette plage d’ajustement sert à adapter le comportement des gâchettes aux différents genres de jeux : dans un FPS, où la rapidité de déclenchement est essentielle, certains joueurs préféreront une course réduite ; à l’inverse, dans les jeux de course où les gâchettes font office de pédales, mieux vaut laisser un maximum d’amplitude.

Dans l’ensemble, ces gâchettes tombent bien sous la main et sont agréables à utiliser. La zone d’appui est assez large et épouse la forme des doigts. Même constat pour les bumpers, là encore assez larges. Ils délivrent un clic net sur toute leur largeur, y compris à leurs extrémités.
Concernant les deux moteurs de vibration intégrés aux poignées, ils remplissent correctement leur rôle. Les vibrations sont perceptibles et se manifestent par à -coups distincts ; disons par spasmes plutôt que comme une vibration constante et uniforme. La puissance nous semble correctement dosée. Il est possible d’en régler l’intensité directement dans le logiciel MSI. Dans les faits, la différence entre 50 % et 100 % ne nous a par contre pas semblé très marquée.
La coque en façade et celle au dos au milieu sont en plastique texturé mat. Les poignées sont recouvertes au dos d’une texture antidérapante qui assure un bon grip, quoique un peu rugueux. Les sticks directionnels sont enrobés de caoutchouc texturé ; ils présentent un creux lisse et légèrement concave. Dans l’ensemble, la prise en main est confortable et tous les boutons tombent bien sous les doigts. Nous n’avons pas ressenti de fatigue musculaire même après 2-3 heures de jeu. Le poids contenu de la manette y contribue également. Aucun ghosting ou latence à signaler, du moins en 2,4 GHz. Par contre, le revêtement des manchons et celui les sticks attirent la poussière.

Photo censée vous donner envie de caresser le pourtour des sticks.
Nous avons par contre trois réserves. La première concerne les sticks directionnels. Ils nous ont paru flottants dans les jeux de tir. Au-delà de l’imprécision inhérente à ce type de dispositif, elle est ici accentuée par la hauteur des joysticks. Leur faîte culmine à 1 cm. Nous avons mesuré nos deux manettes de référence, une Turtle Beach d’entrée de gamme et une DualSense : leurs sticks ne dépassent pas les 9 mm. Si vous avez déjà mis des petits capuchons de protection sur des sticks, vous savez que même un petit écart n’est pas neutre, puisqu’il augmente le bras de levier : chaque micro-mouvement du doigt se traduit par un déplacement plus important. C’est sans doute un coup à prendre, mais nous préférons des sticks moins élancés, davantage ramassés.

1 cm entre le rebord et le sommet du stick ; c'est 0,8 ou 0,9 cm pour pas mal de manettes, dont la DualSense.
Le grief qui précède reste assez subjectif. En revanche, la faiblesse de la croix directionnelle n’est pas sujette à débat. Il s’agit d’un bouton moulé d'un bloc. La croix ne procure aucun ressenti tactile et ne discrimine que timidement ses quatre directions. En pratique, elle ne sera utile que pour naviguer dans les menus. Pour les amateurs de jeux de combat ou de titres qui appellent à un D-pad précis, elle s’avère totalement rédhibitoire.
La troisième critique relève du désagrément occasionnel. Pour jauger l’état de la batterie sur la manette, il faut s’en remettre au code couleur de l'indicateur LED : rouge pour une charge inférieure à 30 %, jaune entre 30 et 69 %, vert à partir de 70 %. Rien à redire là -dessus, c’est un code intuitif qui fait le job. Le hic, c’est que la luminosité n’est pas réglable. Dans un environnement sombre, elle se révèle trop forte, en particulier lorsque l'indicateur est jaune. Il devient assez éblouissant pour qui joue allongé sur le canapé, la manette bien en face de lui, avec seulement une petite lumière d’ambiance. La gêne s’estompe toutefois lorsque la manette se trouve moins dans le champ de vision. Et en plein jour, cette disgrâce devient bienfait, puisque garante d'une bonne visibilité de l'indicateur. Sachez aussi qu'une fois passé au rouge, le voyant a la bonne idée de clignoter...

Cliché pris dans la pénombre. Même sans la diffraction liée au facteur de flare, ça vous donne une idée de l'intensité !
En mode sans-fil, la manette s’éteint automatiquement après dix minutes d’inactivité. Il est possible de l’endormir manuellement via la combinaison Bouton Vue + B pendant 3 s ; elle se rallume par une simple pression sur le bouton Dragon. Y compris via le logiciel, il n'y a pas d'indication de charge précise ; juste une jauge composée de cinq barres. Autrement dit, chaque barre devrait en principe représenter 20 %. Ce n'est pas le cas dans les faits : notre manette a commencé à clignoter en rouge alors qu'il restait deux barres dans le MSI Center — et encore pas mal d'autonomie.

Une belle mise en page.
Avec les vibrations réglées à 100 %, notre exemplaire a tenu entre 11 et 12 heures. L'endurance monte à 14 / 15 heures en réduisant l'intensité à 50 %. La recharge complète prend moins de 3 heures. Pas la championne de l’autonomie, mais toujours mieux qu’une DualSense.
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| 1 • Préambule |
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| 3 • Passage par le MSI Center puis verdict |
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