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En cabine • MSI Strike Pro Wireless
Dans l’obscurité complète. Gardez à l’esprit que la photo a tendance à éclaircir la scène. Et qu’en pratique, le regard passe d’un écran lumineux au clavier, donc subit un contraste marqué.
Spoil : vous n'en verrez pas davantage.

Lumière tamisée

Sans mauvais jeu de mots, il y a en revanche un authentique point noir sur ce clavier : son éclairage. Le Strike Pro Wireless adopte des keycaps PBT à sublimation thermique, plus durables que l’ABS et insensibles à l’usure des légendes. Le PBT peut aussi être proposé en double-shot translucide, mais cette solution est plus coûteuse ; MSI ne l’a pas retenue. La contrepartie de ces marquages opaques est un RGB limité à un éclairage périphérique. Soit à une diffusion médiate qui ne traverse pas directement les touches. Et clairement, sans source de lumière externe, il est insuffisant pour distinguer les caractères. D’autant plus avec le contraste entre la luminosité de votre écran et cette pénombre de clavier.

Dans l’obscurité complète. Gardez à l’esprit que la photo a tendance à éclaircir la scène. Et qu’en pratique, le regard passe d’un écran lumineux au clavier, donc subit un contraste marqué. [cliquer pour agrandir]

Dans le noir complet.

Pour les lettres et chiffres usuels, ce n’est pas dramatique. Reste que tout le monde ne les connaît sur le bout des doigts non plus. Et ne parlons pas des caractères spéciaux, qu’il est parfois bien utile de se remémorer. Bref, au-delà de l’aspect esthétique, le RGB est censé avoir une utilité. Vous aurez relevé des touches échappent à ce traitement : celles consacrées aux fonctions multimédias, aux modes et les trois touches M (qui permettent d’alterner entre trois profils). Il n'est d'ailleurs pas possible de modifier leurs couleurs.

Vidéo RGB ici

Moult réglages, manuels ou logiciels

En dehors de ce grief, ce Strike Pro Wireless propose de très nombreux raccourcis. Comme sur les précédents claviers de la marque, il est possible d’effectuer un réglage fin des effets lumineux directement via des combinaisons de touches, sans passer par le logiciel. Le clavier pousse l’esprit corporate jusqu’à intégrer un raccourci vers MSI Afterburner sur la touche F1. Quant à la zone d’indicateurs LED, elle affiche plusieurs informations d’état, telles que des alertes du niveau de batterie ou l’activation du verrouillage des majuscules.

Ceux qui souhaitent un paramétrage plus poussé devront toute de même passer par le logiciel MSI Center. Il propose tout ce qu’il faut, du réglage des macros à l’activation des notifications de batterie faible (aux paliers de 30, 20 et 10 %), avec la possibilité de définir la durée d’affichage de celles-ci (entre 5 et 60 secondes) ou encore de leur opacité, jusqu’à l’affichage du niveau exact de batterie restant.

clavier msi strike pro wireless msi center

Nous regrettons toutefois que la gestion des effets RGB nécessite l’installation d’un module supplémentaire, en l’occurrence Mystic Light. L’endroit donne accès à un vaste panel d’options de personnalisation (type, intensité, vitesse, direction…).

clavier msi strike pro wireless mystic light

Un clavier en mode Kipchoge

Terminons avec un dernier point fort : l’autonomie. La fiche technique annonce une charge complète en 7 heures via USB, avec la possibilité de continuer à utiliser le clavier pendant la recharge, de la batterie lithium‑ion de 4 200 mAh. Le summum de la promesse : « jusqu’à 1 500 heures » d’utilisation ! Pas de petite légende pour préciser les conditions exactes de cette endurance ubuesque. Pour situer, 1 500 heures correspondent à 62,5 jours, soit 62 jours et 12 heures. Autant dire que c’est du bullshit marketing total. Vous n’utiliserez pas ce clavier plus de deux mois sans le recharger. Sauf, peut-être, à raison de 10 secondes d’utilisation quotidienne pour taper trois caractères.

Pour notre part, en 2,4 GHz, le clavier a tenu cinq jours complets (entre 5 et 6 heures de sollicitation par jour), avec des effets RGB dynamiques et une luminosité réglée à 50 %, avant de mourir d’épuisement. Concrètement, dans ces conditions, il faut environ deux à trois heures pour entamer 10 % de batterie. Le clavier ne se décharge pas durant la nuit (nous l’avions laissé un soir à 15 % pour le retrouver à ce même seuil le lendemain). Quant à la recharge, nous sommes passés de 0 % à 15 h 23 à 100 % à 21 h 02. Soit en seulement 5 heures et 39 minutes, donc moins que les 7 préconisées, et en dépit du fait que nous ayons utilisé le clavier à plusieurs reprises pendant cette charge. Nous avons observé que la batterie remontait rapidement vers 50 %, puis que la progression était ensuite plus lente.

Dans le cas d’une utilisation standard, il faut donc grosso modo recharger le clavier une fois par semaine ; plutôt deux si vous travaillez / jouez 10 ou 12 heures par jour sur votre PC. C'est donc peut-être pas le champion de la catégorie, mais c'est déjà un bon athlète.

Désossage : MSI Strike Pro Wireless 1, Rémi B. 0

Afin d’examiner les entrailles du clavier, nous avons entrepris de le démonter. L’opération s’est toutefois soldée par un échec. Malgré le retrait de toutes les touches ainsi que des nombreuses petites vis qu’elles dissimulent, il nous a été impossible de déclipser la coque supérieure.

Spoil : vous n'en verrez pas davantage. [cliquer pour agrandir]

clavier msi strike pro wireless keycap recadree

clavier msi strike pro wireless keycap 2 copie

Le blocage semble se situer à ce niveau. La bande supérieure coiffe la plaque grise et empêche son extraction. Malgré plusieurs tentatives pour faire levier, impossible de la faire céder. Nous avons inspecté le clavier sous toutes les coutures, sans pour autant dénicher des vis oubliées. Nous n’avons pas non plus trouvé de procédure de démontage en ligne susceptible de nous aiguiller. Il est possible que certaines parties soient simplement collées.

clavier msi strike pro wireless demontage

Cette tentative avortée aura au moins permis de constater que le châssis entièrement en plastique n’invite pas vraiment à être ouvert. Les très fines bordures extérieures — du plateau, comme celles de la bande supérieure — semblent prêtes à casser à la moindre contrainte mécanique. Par crainte d’endommager notre MSI Strike Pro Wireless, nous avons préféré ne pas tenter le diable et en rester là.

Verdict

Des switches mêlant confort et silence

La triple connectivité

L'autonomie

Le repose-poignets

La personnalisation


Le RGB, purement décoratif

Châssis full plastique

Avec ce Strike Pro Wireless, MSI livre une très bonne copie sur bien des points, d’autant plus au regard du tarif. Le bundle est complet et inclut un repose-poignets confortable. Le clavier est silencieux et semble conçu pour durer ; la connectivité est polyvalente et les transitions transparentes, tandis que l’autonomie se montre satisfaisante.

La seule véritable ombre au tableau, mais pas des moindres, reste l’absence de keycaps translucides. Elle rend le RGB purement esthétique, mais peu fonctionnel. Cette faille nous a confirmé que lorsque la lumière ambiante faiblit, nous jetons régulièrement un œil au clavier pour repérer un caractère moins courant ou juste s’avoir où sont positionnés nos doigts après une petite pause. Alors à chacun d’en mesurer l’impact selon son usage, mais pour nous, qui sommes régulièrement sur le PC en soirée, c’est malheureusement rédhibitoire. C’est d’autant plus dommage que sur la plupart des autres points, ce clavier a de sérieux atouts pour son prix.



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