Microsoft empile Copilot à tous les étages : constatez jusqu’où monte l’édifice |
————— 07 Avril 2026 à 13h49 —— 3682 vues
Microsoft empile Copilot à tous les étages : constatez jusqu’où monte l’édifice |
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Le 20 mars dernier, Pavan Davuluri, président de la division Windows + Devices de Microsoft, s’est adressé aux membres Insiders dans un billet intitulé Our commitment to Windows quality. Il y détaille la manière dont l’entreprise compte s’y prendre pour améliorer Windows 11 tout au long de 2026. Parmi les engagements figure le renoncement à l’intégration tous azimuts de Copilot.
Qu’en est-il en réalité ? Un certain Tey Bannerman a recensé les applications, produits et services estampillés Copilot. Il obtient un nombre que nous vous laissons tenter de deviner. Deux indices : ce sont des dizaines ; l’intertitre de l’article est What happens when you name everything Copilot.

En agglomérant des solutions de différentes catégories, des outils pour développeurs aux applications grand public, et bien sûr les chatbots à proprement parler, Tey Bannerman a décompté 80 mentions Copilot.
![Visionner en grand sur un magnifique pop-up Le Châtiment d'Ixion version Microsoft [cliquer pour agrandir]](/images/stories/_software/windows11/roue-applis-copilot_t.jpg)
Comme le met en évidence l’infographie ci-dessus, environ trois quarts du contingent sont susceptibles de toucher directement le grand public (via les catégories Desktop Apps, Business Software et Apps in other Apps).
En dehors de l’intertitre rapporté ci-dessus, Tey Bannerman se contente d’un décompte, sans autre appréciation. Il note tout de même « qu’aucune source ne les [les apps] regroupait toutes, pas même le site ou la documentation de Microsoft ». En conséquence, il a « dû les reconstituer en s’appuyant sur des pages produits, des annonces de lancement et des supports marketing ». À la suite de la publication de son recensement, la communauté lui a d’ailleurs appris qu’il avait oublié deux clandestins, Gaming Copilot et Microsoft Dragon Copilot. Notre confrère de TPU, qui a relayé cet inventaire, souligne quant à lui que cette surabondance « constitue la refonte de marque la plus importante de l’histoire de Microsoft, une entreprise qui distinguait traditionnellement ses produits par des fonctionnalités et des noms uniques ».
Nous verrons si les engagements de Microsoft visant à réduire les « points d’accès inutiles à Copilot », pour reprendre les mots de Pavan Davuluri, seront suivis d’effets. Mais à l’évidence, il y a du ménage à faire.
Puisque cela concerne aussi Microsoft, profitons-en pour signaler la décision prise le mois dernier par l’Allemagne de mettre ses services fédéraux au régime exclusif des logiciels bureautiques ouverts d’ici 2028. Donc de renoncer aux logiciels propriétaires comme ceux de Microsoft. L’initiative n’est pas nouvelle dans le pays : en 2025, l’État du Schleswig-Holstein a déjà mené cette transition. Son communiqué indique que « des services de la chancellerie d’État et des ministères à la justice et à la police régionale, jusqu’aux autres autorités du Land, nos quelque 30 000 collaboratrices et collaborateurs se sont engagés ensemble sur une nouvelle voie » ; la voie de l’affranchissement aux « grands groupes technologiques ». Celui-ci avait débuté par l’adoption de LibreOffice au détriment de Microsoft Office ; il s’est achevé par l’abandon de Microsoft Exchange et Outlook au profit d’Open-Xchange et Thunderbird en octobre 2025.
France Info précise qu’en France, il n’existe pas une initiative de cette envergure à l’échelle nationale — certaines villes, à l’image de Lyon ou d’Échirolles, ont toutefois entrepris de telles démarches. La seule exception notable est la Gendarmerie nationale, affranchie de Microsoft depuis « le début des années 2000 ». Le journaliste qualifie cette administration de « particulièrement en pointe sur son autonomie en matière de programmes informatiques » (ses agents utilisent un système nommé GendBuntu). Les autres services publics et administrations, dont la Police nationale, restent en revanche dépendants de Microsoft. Et bien sûr, en matière de hardware, le servage est total.