Avec son processeur RTX Spark, NVIDIA entend réinventer le PC Windows |
————— 01 Juin 2026 à 13h53 —— 1716 vues
Avec son processeur RTX Spark, NVIDIA entend réinventer le PC Windows |
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Computex — L’officialisation était attendue ; elle a bien eu lieu. NVIDIA a profité des lumières du Computex pour dévoiler sa puce RTX Spark, la matéralisation commerciale de la puce N1x aperçue plusieurs fois dans des benchmarks.
L’allégation de la firme, bien que très marketing, condense finalement assez bien le projet : « Conçu pour l’IA, la création et le jeu, RTX Spark rassemble 30 ans d’innovations NVIDIA — dont CUDA, NVIDIA RTX, DLSS, FP4, TensorRT, OptiX, Reflex et G-SYNC — dans des ordinateurs portables Windows fins, offrant une autonomie d’une journée complète, ainsi que dans des PC de bureau compacts et ultra-efficaces ».
Concrètement, c’est un processeur ARM + Blackwell qui cible les plateformes Windows.

La RTX Spark est équivalente à la NVIDIA GB10 Superchip, laquelle équipe la DGX Spark, la machine de développement pour l'IA et l’inférence locale de l’entreprise. Mais comme relaté plus haut, en dépit d'appellations proches, ces produits ne désignent pas la même chose et ont des visées bien différentes. Le NVIDIA RTX Spark Superchip est le nom du processeur grand public, conçu pour les ordinateurs portables et les mini-PC sous Windows ; la DGX Spark est une station de travail sous Linux pour les pros.
En conséquence, NVIDIA a largement collaboré avec Microsoft pour le développement. La firme de Redmond a d’ailleurs officialisé un Surface Laptop Ultra dont la présentation officielle fait fortement penser à celles d’Apple. NVIDIA revendique une longue liste de partenaires, mais dans tous les cas, nous sommes face à un composant destiné exclusivement à des PC Windows 11 AI mettant en avant des accélérations locales Copilot+.
À ce propos, NVIDIA dit avoir collaboré avec des éditeurs de logiciels et des développeurs de jeux pour créer de nouvelles versions natives Arm de certaines applications populaires. Ce, afin de tirer pleinement parti des avancées architecturales de RTX Spark.
Le communiqué stipule notamment qu’Adobe « a réarchitecturé Photoshop et Premiere de zéro pour RTX Spark afin d’offrir des performances en IA et en graphisme jusqu’à 2x plus rapides ».

Le document ajoute que « plus de 100 éditeurs de logiciels Windows, tels qu’Adobe, Blackmagic Design, Blender, CapCut, ComfyUI et OTOY, ainsi que des développeurs de jeux comme KRAFTON, NetEase, Remedy Entertainment, Riot Games et Xbox, adoptent la nouvelle plateforme RTX Spark ». Pour tout le reste, Microsoft proposera sa couche de traduction système pour exécuter les applications x86-64 sur Windows pour Arm.

Venons-en à la partie hardware. Les spécifications de cette NVIDIA RTX Spark ne vont pas vous étonner. Gravée par TSMC, elle possède 20 cœurs CPU « Grace » développés en partenariat avec MediaTek. Pour la partie iGPU, ce sont 48 multiprocesseurs de flux (SM), soit 6 144 cœurs CUDA, basés sur l’architecture Blackwell. La puissance de calcul annoncée est de 1 petaFLOP en FP4. Concrètement, ces spécifications correspondent à celles de la GeForce RTX 5070 desktop. En conséquence, NVIDIA fait miroiter un iGPU capable de gérer les jeux AAA en 1440p, avec bien entendu le support complet de DirectX 12 Ultimate (ray tracing, path tracing), ainsi que des technologies DLSS 4.5.

La plateforme s’appuie sur une mémoire LPDDR5 ; il tolère jusqu’à 128 Go de mémoire unifiée. Les fabricants proposeront des configurations à partir de 16 Go.
Sur le papier, les concurrents x86 les plus proches de la RTX Spark sont clairement les Ryzen AI Max 300 / Ryzen AI Max Pro 400. Ces derniers possèdent jusqu’à 16 cœurs CPU Zen 5 (32 threads) et un iGPU RDNA 3.5 doté de 40 unités de calcul. Par contre, avec sa dernière série, AMD a poussé le maximum de mémoire à 192 Go, notamment en vue de la prochaine version du Ryzen AI Halo. Bon, nous digressons, puisque ce mini-PC, aussi limité à 128 Go pour le moment, est plutôt un concurrent de la DGX Spark (bien qu'il gère à la fois Linux et Windows, contrairement à cette dernière).
Les principaux fabricants de PC, parmi lesquels ASUS, Dell, HP, Lenovo, MSI et donc Microsoft, ont déjà levé le voile sur leurs premiers ordinateurs portables équipés de RTX Spark. Au-delà de la puce, ces machines respecteront bien sûr les standards de conception définis par NVIDIA.


Les gammes les plus premium sont logiquement mises en avant, avec les modèles ASUS ProArt, Dell XPS, HP Omnibook, MSI Prestige, Lenovo Yoga et Microsoft Surface Ultra. La commercialisation est prévue pour l’automne 2026.

Parallèlement, NVIDIA déclinera RTX Spark au format desktop. C'est le principe du processeur : en raison de l'absence de carte graphique dédiée, il s’agira de mini-PC très proches d'une DGX Spark. Plusieurs constructeurs sont déjà de la partie, dont Acer, ASUS, Dell, GIGABYTE, HP, MSI et Lenovo. La fenêtre de lancement est la même que pour les ordinateurs portables.

Aucun tarif n’a été fixé. Il y aura dans tous les cas de fortes disparités en fonction de la quantité de mémoire intégrée.
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